Un poison circulant dans ses veines et détruisant la moindre trace de vie, son cœur battant ose permettre un massacre intérieur. Le paraître est bien peu quand la vie part à petit feu. Les joues roses, de faux cheveux, des yeux brillants et des sourires faussement joyeux. La vie s'éteint et on ne voit rien. L'acide grignotant une muqueuse encore rouge d'un sang autrefois sain. L'esprit s'étiole dans sa cage dorée, terré et qui n'a pas même faim. N'a plus d'estime pour personne celui qui voit son corps dépérir. Ne crois plus à aucune pitié celui qui sait qu'il va mourir. Et pour une éternité d'hypocrisie, sourires aux buts réconfortants, une infinie solitude pour oublier la maladie qui nous détruit à petit pas... Doucement... Presque gentiment... Reposez en paix sur vos lits d'hôpitaux, appréciez cette prétendue délivrance qui pour vous arrive trop tôt... le temps vous accuse, vous assomme, trop injuste, trop court... A ces êtres universels, Un petit mot, une étincelle. "Errare humanum est"...