Je sens le voile de l'air
Se déposer sur mes jambes
Et le souffle du vent
Épouser ma bouche
Dans une dernière caresse
Mêlant sensualité, volupté,
Et fragilité.
Mon corps s'abandonne
A ta nature infâme.
Lubrique créature tu m'attire.
Instants volés
Au temps donné.
Moi qui suis fille
De cette Terre,
Que j'aime ce rapport
incestueux.
L'air m'absorbe
Le vent se dérobe
Je ne respire plus
Douce est cette immensité
Qui m'appelle.
Je sais, désormais
Je peux vous dire
Adieu...